Titre : Si Loin de Toi
Genre : Suspense,
Rating : T = Acceptable pour les plus de 13 ans.
Personnages principaux : Castle et Beckett
Résumé : Fin alternative plus 'joyeuse' de L'Ecrit du Diable.
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Si Loin de Toi
Chapitre 1 : Beckett
Chapitre 2 : Castle
Chapitre 3 : Pour l'éternité...
Fic' terminée
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Si Loin de Toi… Chapitre 1BeckettLa mort dans l’âme, elle marchait sans réel but sous cette pluie fine. Elle n’y prêtait pas vraiment attention pour être exact. Elle se contentait de laisser son regard fureter au sol, n’osant pas le lever, comme si elle avait honte de quelque chose. Elle avait changé depuis ce jour, elle n’était plus réellement la même. Sa joie de vivre avait presque disparue, elle savait qu’elle était encore en elle, quelque part, enfouie, se terrant à la vue de tous. Mais elle se refusait à la laisser sortir, la peine qu’elle éprouvait était bien trop étouffante pour qu’elle ait le courage de dégainer un petit sourire devant ses amis et collègues. Elle regrettait de ne pas avoir pu le sauver ce jour là, malgré ses mains recouvertes de son sang, elle avait essayé. Mais il n’était pas revenu pour elle, à elle.
Elle regrettait de ne pas avoir su lui dire à quel point il comptait pour elle. Il avait amené la joie dans son cœur, elle lui avait donné une façon de se rendre utile, ce qui l’avait aussi rendu heureux.
Elle continuait d’avancer, le regard toujours fixé sur le sol. Elle ne prêtait même pas attention, au groupe de personne sur sa gauche, eux aussi sous la pluie, eux aussi à pleurer un être aimé disparu.
A chaque fois qu’elle fermait les yeux, elle le voyait, allongé sur le sol, cherchant son souffle, cherchant les mots qu’il allait lui dire avant qu’il ne soit trop tard. Elle se voyait encore, essayant de faire revenir la vie en lui. L’implorant de revenir auprès d’elle. Elle vivait un cauchemar éveillé. Son cauchemar.
Ce silence qui avait prit possession de ce lieu était de temps en temps brisé par une brise légère, venant frapper son visage. Elle n’arrivait pas à penser à autre chose, comme si le monde s’était arrêté de tourner quand elle l’a vu, là, devant elle, aux portes de la mort.
Le peu de temps passé depuis ce jour ne l’avait pas aidé à sécher ses larmes. Seule dans le noir elle laissait la tristesse l’envahir, lui permettant de ne pas la montrer le jour. Mais ces nuits à verser des larmes ne l’aidaient plus.
Elle arriva enfin, à côté de cet arbre, si cela n’était pas un cimetière elle aurait pu sourire à la vue de ce léger rayon de soleil traverser les feuilles et de cet arc-en-ciel qui prenait forme non loin d’elle.
Elle resta un instant à fixer cette pierre tombale, son visage doucement caressé par la pluie fraiche. Le froid l’envahissait… Elle laissa échapper une larme quand elle revu son ami, enveloppé par la mort. Comme ci elle pouvait voir son visage dans le reflet de la stèle.
Elle ne savait pas quoi dire, la pluie redoublait d’intensité, mais elle restait debout au même endroit sans bouger. Comme ci elle attendait quelqu’un. La culpabilité, cette garce qui vous ronge de plus en plus à chaque secondes. Ceux qui vous entourent au beau vous dire que ce n’est pas votre faute, mais comment peuvent-ils en être aussi sûr ? Vous, vous y étiez, et vous savez ce que vous n’avez pas fait : Elle aurait pu être à ces côtés… Elle ne pouvait pas nier qu’il lui avait déjà sauvé la vie, plus d’une fois. Avant même qu’il soupçonne son existence, il était là pour l’aider à surmonter la mort de sa mère. Il était là, quand elle enquêtait sur cette affaire qui a failli la laisser au fond du gouffre… En fait, il a toujours été là, auprès d’elle : pour la consoler, la soutenir, la guider, la faire sourire… Ce sourire qu’elle a perdu depuis, sourire qu’elle ne parvenait plus à retrouver.
Le seul moment, où elle aurait dû se trouver à ses côtés pour l’aider… Elle n’y était pas. Elle avait échoué.
Ses vêtements étaient trempés, mais elle se refusait à se mettre à l’abri. Elle voulait se punir d’être encore là, d’être encore en vie… sans lui.
Ce sentiment qu’elle avait, venait des choses qu’elle n’avait pas faites, des mots qu’elle n’avait pas osé dire. Peut-être que ça aurait changé quelque chose si elle le lui avait dit. Peut-être qu’elle aurait dû le forcer à rester dans cet appartement et ne pas y bouger. Peut-être qu’elle aurait dû être capable de trouver les mots pour qu’il la laisse l’aider…
Elle serra un peu plus fort le glock qu’elle avait dans sa main, elle voulait se punir plus que tout au monde, elle pensait mériter ce qu’elle allait faire. Elle pensait trouver du courage en le regardant, elle commença à pointer le canon sur son visage fatigué et meurtri quand elle sentit une présence.
Elle tenta en vain de cacher ses larmes pour masquer sa tristesse et sa culpabilité quand elle sentit une main se poser délicatement sur son épaule. Elle se retourna lentement en ayant toujours la tête penchée vers le sol et en cherchant un moyen de cacher ce qu’elle allait faire avec ce glock dans sa main.
Elle sentit une main se poser sur son visage, effaçant pas la même occasion ses larmes :
- Regarde-moi…
Elle n’osa toujours pas lever les yeux. Alors l’homme, qui se tenait à côté d’elle, posa délicatement son index sous le menton de l’inspectrice, pour la forcer à le regarder dans les yeux.
- Hey, efface ces larmes. Ce n’est pas toi.
- Je t’ai tué.
- Ne dis pas ça, c’est faux.
- Je n’ai pas été capable de t’aider.
- Tu es la personne qui m’a le plus apporté. Ces deux années passées avec toi et tes amis ont été les plus belles de ma vie. Tu m’as permis d’exister, tu m’as donné la possibilité de découvrir un monde, ton monde.
- Ce monde t’a tué.
- Non. Les actions que j’ai entreprises m’ont tué. Ton monde n’y est pour rien.
Il l’enlaça délicatement, elle posa sa tête contre son cœur et ferma les yeux comme si elle voulait immortaliser ce moment. Il posa l’une de ses mains sur sa tête et l’enveloppa avec son blouson pour tenter de la réchauffer. Elle grelotait.
- Je reste ici avec toi, tant que tu me laisseras une place dans ton cœur, je serais là. Ne pleure plus, ne laisse pas la tristesse te détruire. Tu vaux plus que ça.
Elle se refusait toujours à lâcher le métal froid de son glock.
- A quoi bon, maintenant que tu es si loin de moi ?
- Peu importe comment cela doit se finir, peu importe ce que tu décides de faire. Je veux que tu saches une chose : Je t’ai toujours aimé, même si je n’ai jamais trouvé les mots pour te le dire. Tu es le soleil qui a fait briller ma vie. Bas-toi, comme tu t’es battue par le passé. Je trouverai peut-être la force de revenir. J’ai besoin que tu sois forte pour moi.
- Il-
- Shhhht. Oublie le, il n’est plus. Bas toi avec moi, aide-moi à revenir.
- Ne me laisse pas.
- Je ne te laisserai pas. Jamais. Nous sommes liés pour l’éternité…
Elle continuait à le serrer fortement dans ses bras, sa présence la rassurait, elle était bien blottie contre lui… Elle se sentait revivre.