Castle

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Rencontre de Fans 2012

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 Coup de chaud

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Violette
Stagiaire


Vierge Singe
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MessageSujet: Coup de chaud   Ven 25 Mar - 22:45

Voilà un OS que j'avais commencé juste après le 3x16-17, laissé un peu en plan, et repris. Je pense que je vais en faire deux parties, même si la deuxième partie n'est pas encore tout à fait terminée...


Rating : K+ (je sais que le titre évoque une fic de rating T ou M mais rien de tout cela...)

Personnages principaux : Beckett, Castle

Disclaimer : la série Castle, ses personnages, son univers ne m’appartiennent pas. J’écris pour mon plaisir et ne touche pas d’argent en retour.

Spoilers
: saison 3



Coup de chaud



En arrivant ce lundi matin, Castle fut étonné de ne pas trouver son inspectrice préférée à son bureau. Il était peu probable qu’elle se trouve sur une scène de crime, sinon elle l’aurait prévenu pour qu’il l’y rejoigne. Elle n’était pas non plus en salle d’interrogatoire, ni dans la salle de repos, où Ryan et Esposito semblaient en revanche plongés dans une grande discussion.

Il leur posa la question qui lui brûlait les lèvres :

- Où est Beckett ?

Les deux partenaires échangèrent un regard préoccupé, puis Ryan lâcha :

- On ne sait pas. Elle ne répond pas sur son portable.

Dire que Castle se sentit aussitôt inquiet était un euphémisme.

- Quoi ?

- Lanie et elle sont allées faire du shopping samedi après-midi, expliqua Esposito. Lanie cherchait une robe pour…

Le regard goguenard de Ryan le dissuada d’entrer dans les détails.

- Bref, continua-t-il sur un ton exagérément posé, Beckett est rentrée tôt, elle se sentait fatiguée apparemment. Elle n’a pas répondu au téléphone dimanche, mais Lanie a pensé qu’elle devait se reposer. Mais qu’elle ne soit pas là ce matin, c’est…

- Très inquiétant ! termina Castle. Je vais voir chez elle, décida-t-il aussitôt.

Après un conciliabule muet avec son coéquipier, Esposito le suivit, prenant sa veste au passage.

- Vous venez aussi ?

Esposito lui jeta un regard grave :

- On est flics, Castle, on a un code : pas plus de 48h sans nouvelles.

- Sinon ?

- Sinon on débarque.

- Ça ne fait pas 48h là, nota l’écrivain en regardant machinalement sa montre.

- Mec ?

- Quoi ?

- On est amis aussi…



.......................



Les deux hommes frappèrent à la porte et sonnèrent à plusieurs reprises. Pas de réponse.

- On défonce la porte ? demanda Castle. Esposito le regarda d’un air navré tout en sortant un trousseau de clefs de sa poche.

- Vous avez les clefs ? s’étonna l’écrivain sans pouvoir contrôler la pointe de jalousie qui perçait dans sa voix.

- Lanie a les clefs, rectifia le latino. Depuis que son appartement a explosé l’année dernière, Beckett a jugé plus prudent de confier ses doubles à quelqu’un.

Tandis qu’ils entraient, Castle nota secrètement que ce quelqu’un était Lanie et non Josh. Cela n’excluait pas la possibilité que ce dernier possède également les clefs, mais d’une certaine façon il était heureux de constater que le médecin à moto n’avait pas la confiance exclusive de l’inspectrice.

- Beckett ? appelèrent les deux hommes d’une même voix.

L’appartement était plongé dans le silence et la pénombre. Apparemment personne n’avait ouvert les volets ce matin. Ils firent silencieusement le tour des pièces, main à proximité de son arme pour Esposito, qui signala d’un coup de tête à son acolyte le téléphone portable de Beckett sur la table du salon.

Ils se séparèrent pour explorer chacun une extrémité de l’appartement.

Ce fut Castle qui découvrit la jeune femme. Elle était roulée en boule sur son lit, recouverte d’une couette, et paraissait simplement dormir.

L’espace d’un instant, il craignit le pire. Pourquoi ne bougeait-elle pas ? Pourquoi n’avait-elle pas réagit quand ils avaient sonné, quand ils l’avaient appelée ?

- Beckett ? Kate ? appela-t-il à mi-voix en s’approchant.

Le cœur battant à tout rompre, il se pencha vers la jeune femme, et tira un peu la couette pour apercevoir son visage. Il soupira de soulagement en voyant qu’elle respirait. Mais il fronça aussitôt les sourcils : son souffle était saccadé, ses joues rouges, ses cheveux collés à ses tempes par la sueur.

D’un geste brusque, il la découvrit complètement, ce qui la fit à peine réagir. Elle entrouvrit les yeux et émit une vague plainte de protestation avant de retomber dans l’inconscience.

- Kate… dit-il encore doucement, en lui effleurant l’épaule pour tenter de la réveiller, sans succès. Il posa alors la main sur son front et se rendit compte qu’elle était brûlante de fièvre.

Il ne tergiversa pas longtemps, saisit rapidement la jeune femme dans ses bras et cria :

- Esposito ! Appelez une ambulance ! Elle doit aller à l’hôpital !

Un seul coup d’œil suffit au flic pour comprendre la situation.

- On y sera plus vite si je mets les gyrophares. Passez devant, je ferme tout et je vous suis.

...................................



Allongée sur le lit, une perfusion plantée dans sa main gauche, Beckett écoutait le discours de Castle d’un air las.

Il était furieux.

- Que vous soyez touchée par une balle, je peux le comprendre ! Même, que vous mouriez de froid dans un frigo en poursuivant des criminels ou explosiez avec une bombe, ce sont des risques inhérent à votre métier. Mais que vous vous retrouviez à l’hôpital à cause d’une grippe, juste parce que vous étiez seule, que personne n’était là pour vous soigner, c’est… c’est…

- C’est quoi Castle ? Ridicule ? Stupide ? offrit-elle, amère.

- Inacceptable ! tempêta l’écrivain.

Elle l’observa, oscillant entre l’envie de le faire taire et de reconnaître qu’il avait raison.

- Dites plutôt pathétique… lâcha-t-elle finalement.

La colère de l’écrivain retomba en partie en entendant la petite voix de Beckett. A son tour il la regarda attentivement : elle baissa les yeux et son regard dévia vers le lointain.

- Ce n’est pas ce que je voulais dire… s’excusa-t-il.

- C’est pourtant la vérité… soupira-t-elle. Finir à l’hôpital à cause d’un accès de fièvre alors qu’on sort avec un médecin…

Elle soupira sans finir sa phrase, comme vaincue par la triste ironie de sa situation.

- Et encore, renchérit-elle, finir à l’hôpital… parce que vous et Esposito êtes venus me chercher…

Castle parut soudain réaliser quelquechose et demanda :

- Vous l’avez prévenu au moins ?

- Qui ?

- Josh.

Elle secoua lentement la tête en signe de dénégation, la mâchoire un peu crispée, et répondit en évitant le regard de Castle.

- Il est au bloc pour la journée. Même si je l’appelle, il ne pourra pas se libérer…

Avant que Castle n’ait pu proférer le moindre son, un médecin d’un certain âge fit son entrée dans la chambre. Il sourit d’un air bonhomme à Beckett.

- Eh bien ça va mieux on dirait, non ?

Elle acquiesça silencieusement.

- Vous nous avez fait une belle frayeur tout de même. L’accès de fièvre a entraîné une déshydratation. Vous pourrez sortir dès que le soluté de réhydratation sera entièrement passé, je signe votre bon de sortie. Du repos, et vous serez vite sur pied.

L’homme se tourna ensuite vers Castle.

- Vous êtes son mari ?

- Euh, non, je suis son… euh… partenaire.

- Appelez ça comme vous voulez, c’est du pareil au même, sourit le médecin.
Bon elle est sortie d’affaire. Rien de bien grave, c’est juste une bonne grippe. Mais ne la laissez pas seule dans les prochaines heures, ne chauffez pas trop votre domicile et surtout veillez à ce qu’elle boive suffisamment.

Il sourit encore à sa patiente, et considérant qu’il avait achevé sa tâche, sortit rapidement de la pièce.

Le silence envahit les lieux.

- Ne me regardez pas comme ça Castle, lâcha enfin Beckett. Je vous promets de me reposer en rentrant.

- Vous avez entendu ce qu’a dit le médecin ? Je ne dois pas vous laisser seule dans les prochaines heures.

- Castle… soupira la jeune femme.

- Quoi ?

- Je n’ai pas besoin de vous, je peux parfaitement prendre soin de moi-même toute seule.

A ces mots Castle sentit la fureur monter à nouveau. C’était incontrôlable.

- Vous avez une fièvre de cheval ! Vous êtes malade ! N’imaginez pas une seconde que je vais vous laisser toute seule.

Elle lui jeta un regard furibond :

- Ce n’est pas la peine. Je vais bien.

L’écrivain commençait à perdre patience devant tant de mauvaise foi. Elle se comportait comme une gamine butée.

- D’accord vous ne voulez pas de moi, soit ! Alors appelez quelqu’un d’autre !

- On est lundi Castle ! Tout le monde travaille ! Je ne vais pas les déranger pour ça ! s’emporta soudain Beckett. Je… vous êtes insupportable de me faire sentir ainsi que personne n’est là pour moi ! C’est… absurde !

La colère de la jeune femme réveilla celle de l’écrivain :

- Comment ça c’est absurde ? Vous criez après moi alors que je veux simplement vous aider ! Qui a un comportement absurde ?

Elle détourna la tête en se mordant la lèvre sous l’effet de l’énervement et de la frustration. Il fit semblant de ne pas remarquer les larmes qui noyaient ses yeux lorsqu’elle lui jeta un regard qui se voulait noir.

- Je suis là moi, dit-il d’un ton radouci. Ce n’est peut-être pas ce que vous souhaitiez, ce n’est peut-être pas ce que vous aviez imaginé, mais je suis là pour vous. Et même, je suis certain que ces personnes qui travaillent pourraient très bien se libérer pour venir vous tenir compagnie. Vous êtes simplement trop fière pour les appeler, avouez-le.

Elle le regarda sans ciller. Il observa la lutte silencieuse qui se déroulait à l’intérieur d’elle-même. Lorsqu’enfin elle s’adossa contre l’oreiller, apparemment résignée, Castle sut qu’il avait obtenu gain de cause.

- Alors ? J’appelle quelqu’un ou vous préférez me supporter ?

Pendant quelques secondes, elle parut réfléchir. Il eût l’impression qu’elle le jaugeait et il détesta cela.

- Ne vous inquiétez pas, je n’oublierai pas que vous êtes armée, lança-t-il pour tenter d’alléger un peu l’atmosphère.

- Vous savez pertinemment que je ne tirerais pas sur vous… soupira-t-elle doucement.

Castle hocha la tête d’un air entendu :

- Je sais, parce que vous n’aimez pas la paperasse…

Il nota avec plaisir l’imperceptible sourire dans la voix de Beckett lorsqu’elle renchérit :

- C’est ça, juste pour éviter la paperasse…


.................................

(je ne suis pas trop sûre de la crédibilité de mon diagnostic médical, si des médecins ou futurs médecins trouvent la chose improbable n'hésitez pas à me le faire savoir, je rectifierais avec plaisir! )
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titefolle
Commissaire


Féminin Vierge Chien
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MessageSujet: Re: Coup de chaud   Sam 26 Mar - 11:17

Je viens de lire ton OS et je l'ai adoré!!
Hate de lire un de tes autres écrits ^^
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lyloudm
Chef d'unité


Féminin Sagittaire Dragon
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Age: 23

MessageSujet: Re: Coup de chaud   Sam 26 Mar - 11:26

très bel OS!!!!
castle qui va s'occcuper de beckett

j'ai hate de lire d'autre de tes fics!!!!
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Cerise
Patron du District 12


Féminin Vierge Cheval
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Age: 21

MessageSujet: Re: Coup de chaud   Sam 26 Mar - 12:50

J'aime beaucoup

Personnellement, ça m'a beaucoup étonnée que le coup de Beckett grippée avec Castle qui la veille ne soit pas sorti cet hiver.

Je trouve que tu l'apporte très bien, et puis Castle qui s'énerve contre elle parce qu'il a peur, et Kate qui se rend bien compte que finalement il y a pire que lui comme infirmier à domicile

Bref j'ai hâte de lire la suite...
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myka
Stagiaire


Féminin Scorpion Buffle
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MessageSujet: Re: Coup de chaud   Sam 26 Mar - 13:15

Coool, c'est pour quand la2e partie ?
J'aime beauuuuuuuuuuuucoup

VLS
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MissChlo
Bosse aux archives


Féminin Verseau Chien
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Age: 18

MessageSujet: Re: Coup de chaud   Sam 26 Mar - 16:26

J'aime beaucoup !

Vivement la suite
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mandou-land
Ecrivain


Féminin Cancer Chèvre
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MessageSujet: Re: Coup de chaud   Sam 26 Mar - 19:26

niquel

castle qui s'énerve contre elle !
ça fait du bien ! quelle tête de mule notre kate ^^
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Lisa
Ecrivain


Féminin Verseau Cochon
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Age: 16

MessageSujet: Re: Coup de chaud   Sam 26 Mar - 21:04

Je viens de le lire et il est vraiment bien !

L'histoire, l'écriture, la présentation, tout !

Continues ainsi :D
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Caroline
Nouveau à la Crim'


Féminin Verseau Tigre
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Age: 37

MessageSujet: Re: Coup de chaud   Sam 26 Mar - 21:14

C'est enorme viment une suite si il y en à une, j'adore
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iliana
Kitten


Féminin Scorpion Chien
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Age: 29

MessageSujet: Re: Coup de chaud   Sam 26 Mar - 22:18

Arf, tu postes une fic sur Castle et je suis au travail!!!!!!

Ton style est toujours aussi génial. Que ce soir pour Bones ou pour Castle, tu parviens parfaitement à retranscrire les situations, les émotions des protagonistes et on imagine parfaitement la scène se jouée sous nos yeux attentifs.

J'étais déjà fan de tes écrits, mais là je suis complètement accro. Je n'ai qu'une hâte, que tu poste la seconde partie, pour le délecter à nouveau de ton style incomparable.

Et puis l'idée de Castle veillant sur une Kate malade, je suis surprise que tu sois la première à y avoir penser, mais quand je vois la façon magistrale dont tu l'a fait, je suis bien contente de ne pas m'y être risquer... Tu amène parfaitement les choses, et la colère de Castle est tellement vivace qu'on parvient presque à la ressentir. Quelle tête de mule Kate...

J'ai adorer également le passage où elle déclare que même si elle l'appelait, Josh ne serrait pas là pour elle, et Castle qui lui fait remarquer que LUI est là pour elle... Il serait vraiment temps qu'elle réalise que Rick est celui qui est toujours là pour elle, quelle que soit les circonstances!

Bref, vivement la suite de cet OS, et encore merci de partager ton talent avec nous et de l'avoir mis au service du Caskett, et ce pour notre plus grand plaisir



Kit by CM fan CAJD
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Tiha
Bosse aux archives


Féminin Capricorne Cheval
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MessageSujet: Re: Coup de chaud   Dim 27 Mar - 10:14

j'adore toujours autant tes écrits ma très chère Violette!!!! c'est touchant de voir Castle s'inquiéter pour Kate, et les gars aussi.. une grande famille!!! je veux la suite vite vite vite!!!!

:allez!: :allez!: :loveit:
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Coup de chaud   Dim 27 Mar - 17:57

Ah putaiiiiiiiiiiiiiiiin (:vivemoi:) j'adoooooooooooooooooooore :allez!:

J'adore quand ça parle de maladie :héhé: et tu t'es bien démerdée avec la grippe :happy: j'ai amené une nénette aux urgences de l'âge de Beckett l'autre jour dans mon ambu, elle avait... LA GRIPPE !! MDR :moquer:

Non ça peut être violent et elle peut très bien se déshydrater :P

Bien joué sur ce coup ! C'est très très bien écrit, ton style se rapproche énormément d'iliana je trouve :happy:

Ca colle aux perso, c'est léger, c'est fluide, c'est fun, c'est TOUT ce que j'attends d'une fic personnellement :super4:
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Violette
Stagiaire


Vierge Singe
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MessageSujet: Re: Coup de chaud   Lun 28 Mar - 13:07

Ahhhhhhh! Merci à tout(e)s pour vos réponses!!

Tiens Cerise et Iliana je ne pensais pas avoir été particulièrement originale avec cette histoire de grippe. Bon je n'ai jamais lu de fics là-dessus mais comme je n'en ai pas (encore) lu des tonnes non plus. Mais c'est plutôt cool si ça ne vous paraît pas trop "déjà vu".

Iliana tu es juste trop adorable . Et ReQuiEm je suis contente d'avoir un avis sur cette histoire de grippe, c'est bien que ça tienne la route! Concernant Iliana, je ne veux pas parler pour elle mais pour avoir lu certaines de ses fics je pense effectivement que nous avons une sensibilité similaire à certains aspects des choses.


Voilà la suite et fin!



................................


Elle avait finalement accepté qu’il lui tienne compagnie pour la journée. Il ne lui avait pas demandé ce qui avait motivé sa décision. Avait-elle réellement envie qu’il soit à ses côtés ou éprouvait-elle simplement des scrupules à déranger Josh alors qu’il était disponible ?

Il préférait ne pas savoir. Il était content d’avoir l’occasion de prendre soin d’elle. Et une part de lui devait admettre qu’il trouvait intéressant de voir Beckett un peu plus vulnérable qu’en temps normal. Vu la façon dont elle lui avait tenu tête, elle n’avait cependant pas perdu beaucoup de son mordant, mais cela aussi lui plaisait.

Le trajet en taxi s’était déroulé en silence. Il n’était pas particulièrement dans les habitudes de Beckett de se montrer bavarde, mais en l’observant du coin de l’œil il avait bien vu que cette fois c’était la fatigue qui était en cause et avait donc évité de se lancer dans une grande conversation.

Une fois arrivés dans à l’appartement, Beckett regarda son partenaire d’un air un peu embêté :

- Vous êtes vraiment sûr de vouloir rester ?

Le visage impassible, il la regarda fixement quelques secondes puis demanda comme si de rien n’était :

- Alors, qu’est-ce que vous voulez faire ? Jouer au poker ? Non, vous n’êtes pas en pleine possession de vos moyens, ce ne serait pas équitable… Aux petits chevaux alors ?

Elle ne put s’empêcher de rire tout en secouant négativement la tête. Mais bien sûr Castle n’était jamais à court d’idées.

- Oh je sais ! lança-t-il sous le coup d’une inspiration soudaine. Et si on regardait des épisodes de Temptation Lane ?

Elle chercha la moquerie dans ses yeux, mais il paraissait sérieux. Si l’idée la tentait assez, se blottir sur le canapé avec Castle pour regarder sa série fétiche lui parut un peu … déplacé.

- En fait, avoua-t-elle en s’asseyant, je crois que je suis fatiguée, je devrais peut-être essayer de dormir un peu.

- Parfait ! approuva Castle comme si ce programme le réjouissait au plus haut point.

Son air enjoué tira un sourire à la jeune femme, il faisait vraiment tout pour qu’elle soit à l’aise.

- Castle ?

- Oui ?

- Vous allez vous ennuyer…

- Oh non ! Non… je vous regarderai dormir…

Elle tiqua et il s’empressa de rectifier :

- Je veux dire, je réfléchirai à mon roman.

- Super, ironisa Beckett, vous allez pouvoir écrire un chapitre entier dans lequel Nikki Heat se consume de fièvre.

- « Nikki Heat se consume de fièvre… » répéta l’auteur, savourant l’association de mots. Eh c’est plutôt bon vous savez, je pourrais absolument écrire ça !

Un sourire amusé sur les lèvres, elle s’enroula dans son plaid. Elle regarda à nouveau Castle, toujours debout au milieu de son salon, et hésita à s’allonger. Elle n’était pas certaine de réussir à s’endormir s’il restait planté là devant elle. Il y eût un moment de flottement, puis l’écrivain prit place sur un fauteuil en disant lentement :

- Parfois, quand Alexis est malade, je déménage mon ordinateur et toutes mes affaires dans sa chambre et je travaille auprès d’elle. Elle m’entend pianoter sur le clavier et elle sait qu’elle n’est pas toute seule. Elle dit qu’elle dort mieux comme ça.

Le regard de Beckett s’illumina soudain :

- Et si vous alliez chercher votre ordinateur Castle ? J’aurais moins de scrupules à vous faire jouer les baby-sitters si vous pouviez travailler au lieu de perdre votre temps.

Il évalua le pour et le contre, et décida que c’était une bonne idée.

- D’accord, accepta-t-il en se levant pour aller dans la cuisine. Il en revint avec un verre d’eau qu’il plaça par terre à côté de la malade.

- Mais pas de bêtises en mon absence Katherine Beckett ! menaça-t-il avant de se diriger vers la porte.

Il avait déjà la main sur la poignée lorsqu’il demanda encore :

- Au fait, je fais comment pour rentrer si vous vous endormez en attendant ?

- Prenez les clefs. Mais je ne dormirais pas.

- Ah non ?

Avec une expression malicieuse, elle ouvrit le tiroir du meuble télé et en sortit un DVD qu’elle brandit joyeusement :

- Je vais regarder un épisode de Temptation Lane !


…………………………………………………

Castle fut de retour trois quarts d’heure plus tard avec son portable, un sac entier de livres et un immense bouquet de roses blanches.

Bien que secrètement touchée par son attention, Beckett soupira :

- Vous n’auriez pas dû Castle…

Il prit un air faussement étonné, comme s’il n’avait pas la moindre idée de ce dont elle parlait.

- Quoi ? Ah le bouquet ! Ce n’est pas pour vous, déclara-t-il en désignant le plafond du doigt d’un air qui se voulait éloquent.

Elle fronça les sourcils pour montrer son incompréhension.

- Il est bien d’usage d’apporter un cadeau aux personnes malades non ? expliqua-t-il, un petit éclat espiègle dans l’œil. C’est parce qu’avant on faisait des sacrifices religieux pour attirer la bienveillance des dieux sur la personne atteinte de maladie. Mais… je me suis dit qu’un sacrifice, c’était un peu… enfin j’ai pensé que vous n’aimeriez pas, alors j’ai préféré prendre des fleurs.

Elle sourit en secouant la tête.

- Vous n’étiez pas obligé Castle, vraiment.

- Oh je n’ai pas voulu prendre de risque, temporisa-t-il, c’est toujours mieux d’avoir les dieux dans son camp non ?

Au lieu de répondre à sa question, elle murmura doucement :

- Vous êtes si gentil…

Le regard des deux partenaires s’accrocha et un sourire irrépressible naquit sur leurs lèvres. Quelques instants de grâce passèrent, durant lesquels ils ressentirent chacun la force du lien qui les liait. Beckett cligna finalement des yeux, rompant ainsi le contact, et Castle balaya l’air de la main :

- Non… prudent tout au plus. D’ailleurs vous n’êtes pas sensée vous reposer là ?

Sans chercher à discuter, elle retourna s’installer sur le canapé. Elle ferma les paupières, non parce qu’elle avait sommeil, mais pour éviter d’avoir à regarder l’homme qui s’affairait dans sa cuisine, sortant un vase et le remplissant d’eau pour pouvoir y disposer les fleurs qu’il lui avait ramenées.

Il n’aurait pas dû être là.

C’est Josh qui aurait dû être à ses côtés aujourd’hui. A sa décharge, elle ne l’avait pas appelé. Elle s’interrogeait maintenant sur ses motivations profondes. Etait-ce vraiment parce qu’elle n’avait pas voulu le déranger ? Ou, comme l’avait suggéré Castle, parce qu’elle avait été trop fière pour l’appeler ?

Tout à coup frissonnante de froid, elle resserra les pans de la couverture autour d’elle.

Elle savait qu’il lui était difficile d’admettre avoir besoin de quelqu’un. Dans un accès de lucidité soudain, elle s’avoua même que cela lui était insupportable. Elle avait l’impression que c’était comme remettre sa sécurité, et donc sa vie, entre les mains de quelqu’un, du coup elle ne lâchait jamais totalement le contrôle.

Heureusement le métier qu’elle avait choisi lui avait permis d’apprendre l’importance d’un partenariat et d’une équipe. Beaucoup auraient pu se dire qu’elle avait fait le mauvais choix, celui qui ne lui permettrait pas d’oublier et de se reconstruire, celui qui la lierait de manière indéfectible au passé, l’empêchant d’avancer. C’était faux. Elle avait fait le meilleur choix possible. Elle avait appris à se battre, à gagner et à perdre. Elle était passée par des moments difficiles, mais elle avait aussi réappris la confiance, en elle-même et dans les autres. Et puis, elle aimait vraiment le métier qu’elle faisait. Depuis quelque temps, elle réalisait cependant que tout cela se limitait à sa vie professionnelle. Où en était-elle réellement dans sa vie personnelle ?

Agacée par le tour que prenaient ses pensées, elle se retourna en repoussant le plaid qui lui tenait brusquement trop chaud.

Dans toutes les relations amoureuses qu’elle avait vécues, elle s’était ménagé une porte de sortie. Elle s’en était toujours félicitée, le fait que toutes ces histoires se soient terminées lui ayant donné raison. Mais elle réalisait maintenant que, peut-être, c’était son manque d’investissement, sa farouche détermination à rester totalement maîtresse de la situation qui avaient entrainé la rupture. Quand l’un des deux partenaires regarde en permanence en direction de la sortie de secours, c’est difficile de construire une relation solide.

Elle entendit Castle s’approcher. Les yeux entrouverts, elle le regarda brancher son ordinateur, ouvrir son sac et en sortir plusieurs livres qu’il disposa sur les accoudoirs du fauteuil. Il s’assit enfin, plaça son portable sur ses genoux et l’alluma. Puis il posa les yeux sur elle et la regarda si longuement et avec tant d’intensité qu’elle crût qu’il l’avait prise en flagrant délit d’espionnage. Mais après un sourire indéchiffrable, il reporta son attention sur l’écran et elle respira à nouveau, n’ayant pas eu conscience d’avoir retenu son souffle. Elle changea de position et reprit sa réflexion.

Castle… Il n’était pas étranger à toutes les questions qu’elle se posait. Il avait débarqué dans sa vie et s’y était incrusté. Pour une fois, elle n’avait pas eu le choix. Et comme leur relation était destinée à être professionnelle, elle ne s’était pas trop méfiée. Il l’avait excessivement agacée au départ, avec ses airs suffisants, son insubordination et sa superficialité. Pourtant aujourd’hui il était assis à ses côtés, en train de veiller sur son supposé sommeil. Il avait tracé un chemin jusqu’à elle, contournant les barricades qu’elle avait érigées, se créant dans sa vie une place qu’elle ne se rappelait pas lui avoir accordée, mais dont elle ne songerait pas à le départir maintenant. Comment en étaient-ils arrivés là ? Elle ne parvenait pas à se souvenir à quel moment exactement les choses avaient basculées… mais la donne avait clairement changé.

A ce jour, Castle faisait partie de ses personnes de confiance.

Elle était quelqu’un de secret, de renfermé, pourtant il en savait beaucoup sur elle, elle lui avait livré de son plein gré des informations qu’elle n’avait partagées avec personne. Evidemment, il avait un don pour deviner et comprendre les gens, mais elle était consciente de lui avoir ouvert la porte. Pas seulement pour les livres d’ailleurs… Et il se montrait digne de la confiance qu’elle lui témoignait. Il était charmant et gentil et tout ce qu’on peut vouloir d’un homme. En plus il était drôle et sa famille était adorable. Elle ressentait envers lui une confiance absolue, et… un autre sentiment encore, qu’elle ne voulait pas nommer.

Oui, Castle avait bousculé sa vie, il l’avait rendue plus légère et plus joyeuse, et plus douce aussi d’une certaine façon. Et ce faisant, des liens s’étaient tissés entre eux, qui compliquaient tout. Elle s’agita inconsciemment en se disant que les choses seraient plus faciles aussi s’il n’était pas si… s’il n’était pas lui.

Alors qu’elle se retournait une fois encore, elle sentit un léger contact sur son épaule. Elle ouvrit les yeux pour rencontrer deux iris bleus assombris par l’inquiétude :

- Qu’est-ce qui se passe ?

Elle fondit devant son regard concerné, et avoua simplement :

- Je n’arrive pas à dormir.

- Je vois ça, dit-il gentiment. Pourquoi ?

- Je ne sais pas. J’ai trop chaud, j’ai trop froid, je pense à plein de choses et…

Elle poussa un gros soupir et se souleva pour s’asseoir.

- Vous avez soif ?

Elle avait à peine hoché la tête qu’il était parti lui remplir son verre d’eau. Il prit place à côté d’elle sur le canapé tandis qu’elle buvait. Il saisit ensuite la télécommande et lança le DVD qui se trouvait dans le lecteur.

- Allez, un bon épisode de Temptation Lane devrait vous remettre les idées en place.

Elle ne protesta pas, et se cala un peu plus confortablement dans les coussins tout en écoutant le générique dont elle connaissait par cœur la moindre note. Rassérénée par les personnages familiers, les répliques bien connues, elle se retrouva dans un état de bien-être régressif qui se mua bientôt en indolence lénifiante.

Voyant qu’elle s’apaisait, Castle avait reposé son ordinateur sur ses genoux pour continuer à travailler. Tout doucement, Kate laissa glisser sa tête contre l’épaule de son compagnon, qui s’attendrit à cet innocent abandon. Alors elle s’endormit enfin, bercée par le cliquetis du clavier sur lequel il créait un monde dont elle était l’héroïne.


Dernière édition par Violette le Lun 28 Mar - 14:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Coup de chaud   Lun 28 Mar - 13:28

c'est si magnifique comme suite...

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lyloudm
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MessageSujet: Re: Coup de chaud   Lun 28 Mar - 13:59

encore encore!!!!!

c'est trop beau!!!!
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Coup de chaud

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